Les échanges commerciaux équitables lorsqu’ils sont appliqués tout au long des filières, du producteur au détaillant, représentent une occasion pour redéfinir des bases sociales, économiques et environnementales, qui, aujourd’hui, apparaissent plus que jamais nécessaires à l’amélioration des conditions de vie de millions de personnes sur cette planète.
Il ne s'agit pas de charité, puisque tout le travail réalisé par ces producteurs et artisans mérite d'être rémunéré à sa juste valeur , ni de profit car le but est ici de tenter d'apporter une petite pierre pour la reconstruction d'une économie plus saine, à l'échelle humaine, non fondée uniquement sur le libéralisme commercial. L'objectif consiste à fournir un revenu décent en amont de ces filières, et, à plus long terme un développement créateur d'emplois sur les lieux de production jusqu'à la distribution finale.
Les bénéfices dégagés dans la plupart de ces pays producteurs ne correspondent pas à un apport suffisant en commercialisation locale ou nationale. Les débouchés commerciaux internationnaux se maintiennent encore en parallèle de l'économie locale pour assurer un revenu complémentaire aux agriculteurs (tout comme ici la viticulture régionale) et artisans qui travaillent avec ces filières équitables
Pour les cultures vivrières, la priorité se doit d'aller à la consommation locale et seuls les excédents peuvent partir à l'exportation.
Une solidarité limitée avec le Sud:
La France consacre 0,4% de son produit intérieur brut (PIB) à l'aide publique au développement (APD). De plus, la France est très loin des engagements pris à plusieurs reprises de porter l'APD à 0,7% de son PIB. L'objectif de 0,7% a pourtant été dépassé par le Danemark, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède.
La solidarité française est d'autant plus limitée qu'elle est contrebalancée par le fait que si les pays du Sud remboursent bien chaque année une partie de la dette qu'ils ont contractée, les pays riches ne paient quant à eux pas de "dette carbone". En effet, chaque Français émet en moyenne 4,4 tonnes de CO2 en trop par rapport au niveau jugé soutenable, à savoir 1,8 tonne par an et par personne. Un niveau que la très grande majorité des pays du Sud n'atteint pas.(2)
Les immigrés en Europe et Etats Unis travaillent dans des secteurs où les contrats de travail sont les moins protecteurs et où ils sont le plus exposés aux licenciements; les flux financiers en provenance des migrants pourraient diminuer de 5 à 8% provoquant de graves problèmes dans les pays d'origine où ils jouent un rôle essentiel de soutien à l'économie" (1)
Les échanges commerciaux équitables ici et là-bas sont à considérer comme un vecteur de l'économie, et la création d'emplois décents publics et privés dans ces domaines, devrait correpondre à une priorité des projets gouvernementaux et des institutions politiques:
Les prix payés aux producteurs se rapportent au niveau de vie de chaque pays .Si les matières premières sont payées de 2 à 4 fois plus que le marché local avec des avantages sociaux en accord avec les droits du Travail et des projets de développement associés sur plusieurs années, ceci signifie déjà une avançée qui a necessité un investissement considérable de la part de beaucoup de personnes .
Les intermédiaires jusqu'à la distribution, concernent de nombreux secteurs telsque: la gestion des coopératives, transformateurs, marins, personnel naviguant, importateurs, transporteurs , détaillants et toutes les structures administratives et éducatives conjointes pour chaque étape (Poste, téléphonie, Internet, formations,banques solidaires ou encore enseignement pluridisciplinaire de l'écologie du primaire à l'université) dans différents pays. Ceci correspond à un potentiel d'emplois non négligeable.
Associer un pourcentage du prix payé au producteur par rapport au prix de vente en Europe doit être interprété dans son contexte et non dans un but diffamatoire pour les économies équitables élaborées entre des millions de personnes depuis 100ans.
Tous les produits de consommation courante en circuits équitables respectueux des filières (c'est à dire englobant les bonnes composantes: environnement, social et économie) existent depuis plusieurs dizaines d' années.
Conquête de Mars? surarmement nucléaire?picolastechnologies?gigadiscounts?décryptage du génome de tout ce qui vit?
Où est la priorité?
Et si, seulement l'équivalent d'une part des budgets alloués à ces projets de recherche et développement allait à l'amélioration sociale, la création d'emplois locaux ou la réparation de la dégradation de l'environnement ?
A un petit niveau, cette unité, loin d'être parfaite, mais d'un type différent de distribution et de promotion d' échanges équitables qui défendent ici les intérêts de 140 groupements ou familles de producteurs et d'artisans, est une opportunité de consommation qui vous est ici proposée à l’échelle locale, sur Montpellier et les alentours. Avec la possibilité d’envois dans la région par la vente en ligne.
Les produits qui vous sont proposés sont diffusés par des organismes de commerce équitable et solidaire qui oeuvrent , avec des méthodes différentes, à élaborer des échanges plus justes dans le monde entier:
Andines, Saldac, Karawan, Artisanat Sel , Le Philistin, Mawani, Solidar'monde
Vous pouvez voir sur ce site les photos des productrices et producteurs du Liban,du Srl Lanka,de Thailande et de Madagascar qui travaillent en collaboration avec Artisanat Sel, les cabosses de cacao et les fruits sont du Costa Rica, les soies des Indes,le pendentif Croix du Sud est l'oeuvre des orfèvres Touaregs du Niger collaborateurs d'Andines, les épices de Madagascar ou d'Equateur
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Pour l'application d'un pacte mondial pour l'emploi
(1)Le sud dans l'étau de la crise-Christian Chavagneux -Alternatives économiques Septembre 2009
(2)Une aide mitigée avec le Sud -Pascal Canfin-Alternatives Economiques - Pratique n°34 - Juin 2008
Alternatives économiques
"Est il possible d'imposer différemment, les entreprises attachées aux valeurs de progrès social, dont la valeur ajoutée profite aussi bien qu'a l'investissement qu'au pouvoir d'achat, des entreprises spoliatrices aux profits aussi colossaux que de valeurs morales misérables, et dont la valeur ajoutée ne profite pas à l'économie (délocalisation, schéma financier, ré-investissement...), pour enfin trouver un équilibre entre la valeur travail et le progrès social pour tous les acteurs économiques. La valeur travail étant défendu par tous, mais souvent confondu avec le "bénévolat" d'un sous emploi massif."(4)
(4)Propos recueillis d'un internaute sur forum orange sur la crise économique le 12/01/10